Dixit wikipedia :
« Le terme Greenwashing (traduit généralement par "blanchiment écologique") est utilisé pour désigner un procédé de marketing utilisé par une organisation dans le but de donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été investi en publicité verte (la couleur verte symbolisant ici l'écologie) qu'en de réelles actions en faveur de l'environnement.
Le terme vient de l'anglais par contraction des mots green, vert et whitewash, littéralement blanchir à la chaux, peut-être avec un clin d'oeil à brainwashing, lavage de cerveau. »
Si vous ignoriez le terme, la réalité, vous la connaissez bien en tant que consommateur. Après avoir frappé dans le domaine des produits de consommation courante, de la lessive aux voitures, à la beauté, le greenwashing fait aujourd’hui des ravages dans l’hôtellerie.
Dans certaines régions du monde, tous les hôtels ajoutent « eco » à leur nom et tous les logos se parent de feuilles, d'arbres ou de couleur verte. Ça en devient presque risible.
Les produits de beauté bio envahissent les salles de bains et les spas des hôtels. Et le site web de ces hôtels expose en long en large et en travers leur engagement en faveur du recyclage des déchets ou du tout à l’énergie solaire.
Loin de moi l’idée de critiquer cette vague de fond et ces efforts en matière d’achats de produits bio, de lutte contre le réchauffement climatique, d'utilisation d'énergies renouvellables etc.…
Bravo, 100 FOIS BRAVO à tous ces efforts car aussi minimes que soit peut être l’impact de ces gestes, ils vont dans le bon sens et contribuent à réveiller nos consciences écologiques parfois endormies.
Le hic est que quand nos consciences écologiques sont bien réveillées, il ne faudrait pas nous prendre pour des imbéciles en nous « greenwashant » le cerveau.
Et le fait est qu’aujourd’hui, ça devient un vrai challenge de distinguer parmi tous les hôtels qui surfent sur la vague bio, ceux que j’appellerai les « surfeurs greenwashers » de ceux qui sont animés de véritables convictions et font un travail de fond sur le long terme.
Quelques tuyaux donc pour séparer le bon grain de l’ivraie.
Cas 1: Vous consultez des sites web ou des bouquins ou des labels qui présentent une collection d’hôtels verts
Là encore l’initiative de ces collections (et la votre) est louable mais dans les faits, sachez que leurs auteurs ont rarement les moyens financiers de se rendre sur le terrain pour contrôler l’engagement des hôtels. Donc, d’une manière générale, plus le nombre d’hôtels dans ces collections est grand, plus nos greenwashers hôteliers risquent d’être nombreux.
Cas 2: Vous passez par un tour opérateur spécialiste du tourisme durable pour acheter un voyage
Bonne idée à priori mais joker pour le moment sur le sujet, ça serait trop long.
Cas 3: Vous passez par un tour opérateur « classique » mais qui affiche des convictions « responsables »
Interrogez simplement au téléphone votre conseiller voyage avec une question du type : « et en matière de tourisme responsable, vous faites quoi ? »
Si les cadres dirigeants ont de vraies convictions, votre petite conseillère sera correctement briefée sur ces valeurs de l’entreprise et saura vous en parler avec passion.
Mais si elle vous récite l’encadré tourisme responsable de la brochure, fuyez. Et si elle vous dit « nous reversons 5 euros par dossier client à telle association de tel pays » mais qu'elle s’arrête là, fuyez aussi.
Cas 4: Vous réservez directement auprès d’un hôtel
Si vous avez quelqu’un de la réservation au téléphone, même technique qu’avec le tour opérateur.
Si vous réservez en ligne, essayez de vous faire un petite idée via la site web. Parle-t-il de développement local à côté de la préservation de l’environnement ? Parle-t-il du staff formé et recruté sur place ? Ou des efforts faits pour acheter localement les produits consommés par l’hôtel ? Parle-t-il d’implication dans tel ou tel projet dans le village voisin ?
La protection de l’environnement est absurde si on ne s’occupe pas en même temps des hommes qui vivent dans la région d’implantation des hôtels. Les greenwashers l’oublient souvent donc c’est un bon indice…
Bonnes enquêtes donc!
Car les seuls à pouvoir faire reculer le greenwashing, c’est vous, les consommateurs voyageurs.
Juste par votre curiosité,
Juste par votre exigence de vérité.
Caroline